L'espagne du 05/04/09 - 10/04/09
Chapitre 1 : Le départ de Tom
.............La porte claqua violemment. Tom fulminait les poings serrés, il se dirigea vers son bureau et balaya vivement tout ce qui s'y trouvait. Il avait du mal à respirer, "Pourquoi cet acharnement, ces maux, ces ordres, pourquoi?!"
.............. Tom s'affaisa sur le sol, ses membres parcourus de tremblements. Il leur en voulait de se montrer si prévoyant, si sérieux pour son avenir.
...............Il venait d'obtenir l'étoile d'or, célèbre prix de l'école des busards,et ses parents le voyaient déjà rentrer dans l'école des becasseu-Cocorli. Il serait marié, propriétaire d'une case et d'un tapis volant dernier cri. Et lui dans tout cela, quelle était sa place?
...............Subitement il fit son sac et laissa en ce lieu tout signe de luxe. Dans le salon, ses parents débattaient. Son père né d'un famille Alpha, ne voyait aucun autre destin pour son fils, alors que sa mère, issue d'un milieu Oméga , essayait de proposer des compromis à cette violente discorde entre Tom et son père.
...............Malgré ces efforts, les relations qu'ils entretenaient ne cessaient de se dégrader. Tom le sentait, ce monde d'argent et de soirées hupées n'était pas pour lui.
............Il désirait quitter ce pays, partir de cet Empire de consommation, de ce mon d'expansion incessante. Il voulait fuir, tourner le dos à son pays qui l'écoeurait à présent. Où irait-il pendant cette année? Il ne le savait pas. Il subissait juste son funeste destin.
.............Arrivé en bas de l'escalier il se retrouva nez à nez avec son père:
" - Alors ça y est, tu pars ?!
-Non, non je vais planter mon tipi au ùilieu de la rue, répondit Tom"
Sa mère intervint, sa voix était plus que jamais désespérée:
"- Mais comment feras tu sans moi ? Qui te cuira ton oeuf tartare sur un lit de pamplemousses? Qui coiffera ta mèche belliqueuse ?
- Belliqueuse?! Ne t'inquiète pas pour moi, j'ai pris ma décision."
...............Il lança une dernière oeillade à ce semblant de famille, serra les poingts et sortit dans l'obscure clarté de la nuit.
*
..........Il erra longuement le long des rues froides, se rassurant, son souffle était froid, son pas lent. Exténuer il se jetta dans le premier bar qu'il trouva. L'ambiance était gazeuse et les vapeurs présentes rendaient les esprits oisifs.
..........Tom s'installa au comptoir et commanda un Double Water on The Rock (célèbre bulle d'eau gazeuse avec des glaçons).
.........Evidemment il n'avait jamai rien bu de tel, habitué à la limonade de sa mère. Les bulles lui montèrent au cerveau et l'étourdirent, la tête recroquevillée sur lui même , il tentait d'écouter les conversations les plus intimes et décousues se trouvant aux alentours. Celle du Barman discutant avec cette Asiatique l'intéressait plus particulièrement.
........Le Barman s'esclaffait:
"- Quoi? La beauté? Mais quels paysages y sont beau dans ton pays ? Vous êtes sans cesse ravagés par des séismes ou des typhons. C'est plus pollué que n'importe où, et tu voudrais me faire croire que ton pays a du charme!
- Tu connais rien, imbécile d'Européen! Toi, la France c'est mieux, mois c'est l'Asie.
- Ouais bah en tout cas, moi je peux te montrer que la France est belle. Chez nous y'a la montagne et la mer. Les gens sont libres contrairement à chez toi, ici y'a pas d'exploitation d'enfants, ni de paysans. Alors que chez vous y'a..
- De superbes montagnes,des vallées, une multitude de plaines verdoyantes, une vision de l'autre bien plus progressiste qu'ici, et surtout des traditions ancestrales respectables, coupa Tom."
Le barman ne s'en remit qu'après un bref instant, il était abasourdi par ce jeune homme qui puait le fric et l'orgueil.
-" Pourquoi tu parles toi? questionna le Barman.
- Je vous trouve plus qu'injuste avec cette pauvre personne.
- Ah ouais ? Et qu'est ce que tu connais de la justice? Tu tramène dans l'endroit le plus dépravé d'la ville, tu port tes fringues Lacoste, ac' Ta coupe de ptit Rich'ton et tu viens me parler d'égalité?"
Le Barman n'avait pas complétement tort, Tom représentait exactement la personne qu'il détéstait, son père. Cependant il ne se laissa pas tourmenter longtemps :
-" Je pense juste que l'Adie a certains charmes que l'Europe ne connaitra jamais.
- Raison jeune homme, dit le vieux entre deux gorgées.
- L'Asie c'est moche, nul et..C'est tout, ils sont pas comm nous, j'aime pas ça.
- Eh bien, si tout le monde resonnait comme vous, où irions nous ? La parité c'est la base de lavie mon vieux.Si vous me permettez, et même si vous ne me le permettez pas, je vais inviter cet homme à une table pour que notre présence ne soit plus un désagrement pour vous, conclut Tom.
..............Ils parlèrent longtemps, et l'Asiatique apprit à Tom qu'il repartait deux jours plus tard au Japon. Sachant que Tom n'avait aucun projet pour la suite, il lui proposa, d'un sourire, de passer la nuit chez lui.
Mais Tom n'était pas dupe, ce sourire il le connaissait. Et lorsqu'ils se levèrent, l'homme lui emboita le pas, Tom se tourna en direction du bar :
" Qui aurait pensé qu'un ivrogne puisse changer mon destin ?"
J'ai eu peur de trop t'aimer, J'ai eu peur de devoir tout brûler. J'y pense encore le soir, j'essaye, je n'ai pus penser les blessures causées par l'usure. J'ai peur que tu m'oublie pour fuir vers une autre vie, pour suivre ton chemin. J'ai tout effacé les mémoires , les jours, les années. On m'a souvent dit que par armour on finit par oublier. Pourtant je n'ai jamais compris , pourquoi chaque nuit, j'espere encore me souvenir, de ton corps et de nos soupirs. Pense tu encore à moi?A toutes ses nuits passées dans mes bras. Douce vent de douce caresses, l'océan de toutes nos promesses.